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Grand Est, Meuse

Ossuaire de Douaumont

Découvrez l’ossuaire de Douaumont, sanctuaire des soldats tués lors de la plus emblématique bataille de la Première Guerre mondiale.

De Verdun à Douaumont, l’emblème de la Première Guerre mondiale.

Les chiffres en deviennent abstraits à force d’être gigantesques. Du 21 février au 18 décembre 1916, sur le champ de bataille de Verdun, en Lorraine, 26 000 000 d’obus furent tirés (soit 6 obus par mètre carré), faisant plus de 300 000 morts du côté des Français, et au moins la même chose côté allemand, pour un résultat militaire quasiment insignifiant.
A proximité de Verdun, le fort de Douaumont fut l’un des points stratégiques de la bataille, perdus et repris à de nombreuses reprises, sous les ordres de Pétain puis, pour la victoire décisive, du général Robert Nivelle. Dès la fin de la guerre, c’est ici que Monseigneur Ginisty entama les démarches pour la construction d’un ossuaire ayant pour but d’accueillir les ossements et de rendre hommage aux soldats disparus. Les premiers corps seront transférés en 1930 et l’inauguration, par le président Albert Lebrun, aura lieu en 1932. Sur la longue façade de pierre blanche du bâtiment sont gravés les 147 blasons des villes, régions et pays ayant participé par leurs dons à la construction de l’édifice.

De Verdun à Douaumont, l’emblème de la Première Guerre mondiale.

Le cloître et la chapelle, havres de paix au milieu de l’enfer.

Le cloître est la partie principale de l’ossuaire. 22 alcôves accueillent les tombeaux des soldats, répartis suivant les 46 secteurs de combats de la bataille. Sur les murs, il est possible d'observer de très nombreuses pierres gravées au nom des soldats français et allemands, regroupés par régiment (il est encore possible de faire graver une pierre au nom d’un aïeul disparu en se rendant sur le site officiel du monument). A chaque extrémité, une stèle accueille, pour les cérémonies ou les dates anniversaires, la flamme du souvenir.
La chapelle de style romano-byzantine est entièrement dédiée à la mémoire des soldats. Les vitraux de Georges Desvallières mêlent habilement histoire et religion, montrant le martyre des combattants et le ciel plus clément qui leur est promis après l’enfer terrestre. Sur l’autel, une plaque d’or rappelle les noms de la centaine de membres du clergé disparus dans le combat. La chapelle abrite aussi la dépouille de Monseigneur Ginisty, fondateur de l’ossuaire, resté pour le repos éternel près des soldats.

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De la guerre à la paix, de Verdun à Douaumont.

La construction de la tour, caractéristique de l’ossuaire, fut financée par les Américains. Haute de 46 mètres, elle est aussi appelée « lanterne des morts ». Chaque soir, elle éclaire en effet de rouge et blanc, comme un véritable phare, le champ de bataille. En journée, on y monte pour observer le terrain, aujourd’hui calme paysage. Au bas de l’ossuaire, une nécropole nationale abrite 16 142 soldats français. Seule la cloche de la tour, qui sonne trois fois par jour, trouble encore la quiétude du lieu.
Du ravin de la mort à la tranchée des Baïonettes, les alentours de Douaumont rappellent le carnage survenu il y a plus d’un siècle. Le Monument de Verdun témoigne lui de l’horreur du conflit en racontant la vie quotidienne des soldats durant les longues batailles de la Première Guerre mondiale. Les personnages clés sont également présentés. C’est à Verdun que Pétain gagna la notoriété qui lui permettra plus tard de s’emparer du pouvoir. C’est aussi à Douaumont que, plusieurs dizaines d’années plus tard, le président François Mitterrand prendra la main du chancelier Helmut Kohl, marquant ainsi de façon symbolique la réconciliation franco-allemande.

Informations pratiques

Adresse

Horaires d’ouverture



Tarifs d'entrée :
    Plein tarif : 6 €
    Tarif réduit : 5 €
    Enfants de 8 à 16 ans : 3 €

Fermé : 25 décembre

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Non accessible en transports en communs
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