Jean-Christophe Coutand

Centre-Val de Loire, Indre-et-Loire

Forteresse royale de Chinon

Dans la forteresse royale de Chinon, entièrement restaurée au début des années 2000, l’Histoire se fait immersive et récréative. Moderne.

Une forteresse trois en un.

On ne saurait reprocher à la forteresse royale de Chinon de s’être implantée au hasard. Postée telle une vigie sur la route de la Vallée des rois, au sommet d’un éperon rocheux duquel elle domine la Vienne, elle se trouve au carrefour de trois provinces : la Touraine, le Poitou et l’Anjou. Position hautement stratégique et donc âprement disputée depuis l’Antiquité. Chaque époque a laissé sa strate de construction, adapté le bâti à ses besoins. De là un édifice divisé en trois bâtiments, du fort de Coudray à l’ouest au fort Saint-Georges à l’est et, entre les deux, le très justement nommé château du Milieu. C’est là, dans la grande salle du logis, que Jeanne d’Arc rencontra le roi Charles VII pour l’assurer de son soutien. En plus de dix siècles d’existence, la forteresse royale de Chinon fut la scène de bien des événements historiques. Elle fut pourtant laissée à l’abandon pendant trois siècles, au profit de constructions plus modernes, jusqu’à ce qu’un vaste plan de rénovation soit lancé en 2003. La forteresse que vous observez aujourd’hui brille donc d’un éclat tout neuf.

Une forteresse trois en un.

Jean-Christophe Coutand
Forteresse royale de Chinon

Détours dans les tours.

L’histoire de la forteresse royale de Chinon se lit aussi en longeant ses remparts, dans les pierres des neuf tours qui ponctuent ces derniers. Toutes ont un nom, une époque de construction, un commanditaire différent : tour du Moulin (XIIe siècle), tour des Chiens (XIIIe), tour de Boissy (début du XIVe)… La plus emblématique reste cependant la tour du fort du Coudray, non pas uniquement en raison de sa taille (elle est la plus haute du site), mais par son ambition. Le roi Philippe Auguste souhaitait en faire la clef de voûte du système défensif de la forteresse royale de Chinon et l’a donc dotée des pièces d’arsenal les plus élaborées : pont-levis et herse pour protéger l’entrée, assommoirs, mâchicoulis… A l’intérieur, des latrines et galeries souterraines prouvent que même les scénarios de siège ou de fuite avaient été envisagés par les bâtisseurs. Etonnant, astucieux et admirable. Grâce à elle, la forteresse servit même de prison au début du XIVe siècle ; les Templiers enfermés y ont laissé trace de leur passage sur les murs sous forme de graffitis encore visibles aujourd’hui.

David Darrault

Une forteresse d’aujourd’hui.

Si les tours et remparts ont été rénovés selon les codes de leur époque, l’intérieur des logis royaux et le parc ont quant à eux fait l’objet d’un audacieux pari : faire entrer de plain-pied l’Histoire dans la modernité. Ainsi, entre les pièces de mobilier évoquant la vie dans la forteresse royale de Chinon de Jeanne d’Arc ou Charles VII, vous profitez d’animations immersives qui redéfinissent le concept d’exposition. Bornes interactives, enregistrements sonores, reconstitutions 3D et même illusions d’optique…. Sans oublier tout de même les traditionnelles vitrines d’exposition de vestiges d’époque (armes, armures, œuvres d’art). La volonté est claire de vous fondre dans les évènements, de vous immerger dans l’intimité des grandes figures passées ici. Clou du spectacle, la forteresse royale de Chinon se dévoile aussi à travers un escape game dont le scénario évoque des événements réels de l’histoire du lieu. Les rénovations ont indéniablement offert à la forteresse une nouvelle vie.

Sentiers d’histoire

Anecdotes, courts récits… découvrez l’histoire du lieu, racontée par l’historien Jean-Pierre Guéno.

Informations pratiques

Adresse

Horaires d’ouverture



Tarifs d'entrée :
    Plein tarif : 10.5 €
    Tarif réduit : 8.5 €
    Enfants jusqu'à 6 ans : Gratuit

Fermé : 1er janvier et 25 décembre