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Il y a 60 ans, le drame du barrage de Malpasset

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Sur la route

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Un rocher en souvenir des victimes du barrage de Malpasset

Certains trajets sur autoroute sont synonymes de recueillement et de souvenir. Si vous empruntez l’A8 dans le Var, faites-en l’expérience sur l’aire du Reyran située entre Fréjus et Les Adrets. En passant sur cette aire de repos réservée aux poids lourds et inaugurée à l’automne 2018, vous découvrirez un rocher d’apparence anodine. Cette masse de béton est pourtant le témoin d’une catastrophe qui a marqué toute une région.

50 millions de mètres cubes d’eau déversés en quelques minutes
Il est 21h13 le 2 décembre 1959 quand une vague de 40 à 50 mètres déferle dans la vallée du Reyran. Le barrage de Malpasset, mis en service 5 ans plus tôt, vient de céder après plusieurs jours de pluies torrentielles. 50 millions de mètres cubes d’eau sont libérés dévastant tout sur leur passage à une vitesse de 70 km/h. La ville de Fréjus est touchée une vingtaine de minutes plus tard. Le bilan humain est terrible : la catastrophe fait 423 victimes dont 150 enfants et des milliers de sinistrés. Les dégâts matériels sont eux-aussi considérables puisque près d’un millier de maisons et d’immeubles sont touchés ou détruits, 2,5 kilomètres de voies ferrées arrachées et près de 1400 hectares de champs et de cultures dévastés. Le drame, commémoré chaque année le 2 décembre à Fréjus, reste à ce jour l’une des plus graves catastrophes naturelles en France.
A environ 1,5 km en aval de l’ancien barrage, l’aire du Reyran expose un « bloc témoin », une masse de béton extraite du barrage et charriée par les eaux il y a de cela 60 ans. Recueillez-vous devant ce symbole rendant hommage aux victimes de ce drame encore très vivace dans la région. Découvrez également un panneau retraçant l’histoire de la tragédie et regroupant des photos d’époque du barrage avant la catastrophe.