Conseil général de la Gironde

Nouvelle-Aquitaine, Gironde

Vieille ville de Libourne

A Libourne, bastide portuaire et séculaire, la vieille ville puise encore dans la Dordogne la convivialité de ses ruelles médiévales.

Le port et le fort.

Vous voilà débarqué à Libourne ! Littéralement, puisque c’est dans la confluence de la Dordogne et de l’Isle que la bastide portuaire puise son importance depuis sa fondation au XIIIe siècle. Si les bateaux de plaisance ont remplacé les navires qui arrivaient autrefois de Vendée chargés de laine, de bois ou de vin, cette prospérité commerciale a laissé bien des traces pour qui sait les repérer. Le nom du quai des Salinières que vous longez est lui-même un précieux héritage et témoigne de l’exclusivité accordée à Libourne dans le commerce du sel par le roi Edouard III, au XIVe siècle. Un tel rôle stratégique ne s’obtient pas sans faire des envieux ; la vieille ville de Libourne s’était donc dotée de fortifications. De ses remparts, seule demeure la porte du Grand Port et ses deux tours. Avec ses archères, ses machicoulis et son toit pointu surmonté d’une cloche, la tour Richard est l’incarnation du Moyen Age libournais, comme un morceau de château-fort posé en pleine zone résidentielle.

Le port et le fort.

clodio
Libourne

Libourne à l’ancienne.

Dans la vieille ville de Libourne, le tracé des rues épouse celui de l’ancienne bastide portuaire. Ainsi, les quartiers les plus anciens sont abrités comme par une enceinte par les quais Général-d’Amade et Souchet, la rue Jules-Ferry et la rue Victor-Hugo. Suivez cette dernière : malgré son nom, elle garde précieusement quelques joyaux de l’époque médiévale, des bâtiments dont les façades sont les témoignages les plus précieux de l’allure que pouvait avoir cette fière cité commerciale dans ses jeunes années. De tels vestiges sont rares, aujourd’hui, et discrets, noyés au milieu des façades hétérogènes qui caractérisent la vieille ville de Libourne. Tel un coffret à bijoux, celle-ci brille de nombreuses architectures différentes, des bâtiments de toutes les formes, du XVIIe, du XVIIIe ou XIXe siècle, de toutes les couleurs, de toutes les hauteurs qui déchiquètent le ciel d’une ligne tremblotante. Attention toutefois à bien regarder devant vous : l’alignement des maisons au niveau de la rue réserve parfois des surprises aux rêveurs.

Et au milieu coule une fontaine.

Soudain, les façades s’écartent, la longue rue Victor-Hugo touche à sa fin et débouche sur le cœur battant de la vieille ville de Libourne : la place Abel-Surchamp. Quel contraste avec l’hétérogénéité architecturale des rues ! Sur l’ancienne place centrale de la bastide règnent l’ordre et la géométrie. Les bâtisses néoclassiques sont rangées avec majesté selon un plan carré que délimitent des arcades, sous lesquelles des boutiques jouent les coquettes. L’hôtel de ville trône et attire tous les regards par la beauté de son architecture du XVe siècle. Sa toiture piquante, ses arcs brisés lui donnent un indéniable caractère. A côté, la petite fontaine au centre de la place paraît bien modeste ; elle est pourtant devenue le symbole de l’attachement des Libournais à leur patrimoine. Installée il y a moins d’un demi-siècle et pourtant emblématique, elle provoqua malgré elle de forts remous lorsque le maire se proposa de la détruire. Que n’avait-il pas dit ? Dans la vielle ville de Libourne, le temps coule comme la Dordogne mais la fierté de l’héritage, elle, reste immuable.

Sentiers d’histoire

Anecdotes, courts récits… découvrez l’histoire du lieu, racontée par l’historien Jean-Pierre Guéno.

Informations pratiques

Adresse

place Abel-Surchamp
33500 LIBOURNE
France

Horaires d’ouverture



Tarifs d'entrée :
    Gratuit

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Plus de renseignements auprès de l'office de tourisme de Libourne par téléphone au 05 57 51 15 04 ou par mail