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Route thématique

La route des volcans d'Auvergne

Suivez la chaîne des Puys pour découvrir les volcans endormis d’Auvergne, géants, sans flammes, mais avec un tel panache.

Au cœur du Parc naturel régional d’Auvergne, la route des volcans vous permet de découvrir des paysages variés et apaisés depuis longtemps. Ici, pas de coulées de lave, ni de pluie de scories, mais des flancs verdoyants et des cascades. Quant aux pierres volcaniques, elles ne menacent pas les villages, mais elles ont permis de construire leurs plus beaux monuments.

coulées de lave

L'ere quaternaire en Auvergne

La basilique Notre-Dame-du-Port de Clermont-Ferrand sert d’introduction. Chef-d’œuvre de l’art roman auvergnat, elle est faite en partie de roches volcaniques extraites des carrières voisines. Ici près de 80 volcans ont craché leur feu. Les derniers, ceux de la chaîne des Puys, se sont éteints il y a seulement quelques milliers d’années.

Lors de cette première étape de la route des volcans, le parc Vulcania permet de revivre la vie des volcans d’Auvergne. Si l’espace scientifique vous apprend que ces chaînes ont été créées entre l’ère tertiaire et l’ère quaternaire, ce sont les expériences immersives qui impressionnent le plus. Dans un radeau à la dérive, vous surfez sur une coulée de lave brûlant tout sur son passage. Sur l’écran géant, alors que les volcans se réveillent, le dragon ride vous faisant plonger à la suite des lézards géants au centre de la terre…

Le tout proche volcan de Lemptégy, né il y a 30 000 ans, aurait lui aussi sa place au musée. Grâce à l’exploitation des scories, les entrailles du volcan ont été mises à nu. Transformé en maquette géante, vous pouvez le découvrir lors d’une balade à pied ou à bord du petit train touristique, moins impressionnant mais plus confortable qu’à dos de dragon.

Max Labeille
Basilique Notre-Dame-du-Port de Clermont-Ferrand
Ocni Design

le chemin des Muletiers pour atteindre le sommet

Le long de la chaîne des puits

Le Parc naturel régional des volcans d’Auvergne s’étend de la chaîne des Puys, au nord, au plateau de l’Aubrac, au sud. Les deux réserves naturelles, la vallée de Chaudefour et les sagnes de La Godivelle, ont permis à la faune et à la flore locales de se développer. Les chemins de randonnée du parc sont faciles à suivre, même si ces paysages vallonnés vous obligent à descendre et à monter en permanence. Prairies, pelouses, landes d’altitude, tourbière, le décor change sans cesse. Des milliers d’années après la colère volcanique, le vert des sapins a remplacé le rouge de la lave. L’expression la plus agressive de Dame nature réside sans doute dans la droséra à feuilles rondes, une plante carnivore aux épines vénéneuses. N’y risquez pas votre doigt. Comme les faucons pèlerins et les mouflons qui croisent par ici, prenez plutôt de la hauteur.

Le puy Pariou, dans la chaîne des Puys, culmine à 1 209m d’altitude. Deux chemins permettent d’atteindre son sommet : l’un passant par la forêt et l’autre par le flanc de la colline, avec un bel escalier fait de marches en chêne. Au terme de l’ascension, un cratère parfait, cercle de 90m de diamètre, s’offre à vos yeux. Un petit chemin vous emmène en son centre, verte prairie idéale pour un pique-nique.

Poursuivez votre route en rejoignant, par le bourg d’Orcines, le col de Ceyssat. De là, empruntez le chemin des Muletiers. D’abord verdoyant, il devient rapidement plus aride, car la végétation fait place à des graviers et à des roches. Au bout de la route des volcans, apparaît le puy de Dôme, haut de 1 485m. Vieux de 11 000 ans, ce cratère est le plus célèbre de la région. Prenez un moment pour visiter le temple de Mercure, vestige de la période gallo-romaine. Vous pouvez également vous détendre en prenant un rafraîchissement à l’une des deux buvettes, saluer le départ des parapentes ou accueillir les touristes peu courageux qui ont choisi de venir en prenant le train panoramique. Le chemin des Chevriers permet de faire le tour du sommet. N’espérez pas un cratère, la lave n’a jamais percé la surface. Coincée au sous-sol, elle a donné cette forme caractéristique de dôme au volcan.

de la façade du casino aux ruines du vieux château

Balade en Dordogne

La route se poursuit du côté d’Orcival, un petit village typique de la région. De là, quelques minutes vous suffisent pour rejoindre Rochefort-Montagne. Cette cité du Moyen Âge doit son nom à son château fort, jugé imprenable au XIIe siècle, abandonné au XVIIIe siècle. Seules les ruines sont visibles aujourd’hui. Il faut dire que le trésor de Rochefort-Montagne n’a pas besoin de murs pour se défendre : la fourme fermière est, avec le bleu et le saint-nectaire, l’un des grands fromages d’Auvergne.

Reprenez votre route pour profiter à La Bourboule de la qualité des eaux de la région. Très populaire à la Belle Epoque, la station thermale s’est dotée de superbes palaces. Elle accueille des visiteurs du monde entier dont des célébrités comme Buster Keaton, la reine de Roumanie, le roi Farouk ou Sacha Guitry. Après avoir joué au casino, rendez-vous à l’église Saint-Joseph, un très bel exemple du style roman auvergnat avec ses belles arches et ses pierres volcaniques.

Rendez-vous au Mont-Dore pour la dernière étape de la route des volcans. Ce village montagnard est très prisé des randonneurs l’été et des skieurs l’hiver. En baskets ou en raquettes, il sert de point de départ à l’ascension vers le puy de Sancy. Au pied de la montagne, la Dore et la Dordogne se rejoignent pour former la Dordogne. A contre-courant, quatre superbes cascades vous attendent près du sommet. Avec une hauteur de 1 885m, le puy de Sancy est le plus élevé des volcans d’Auvergne. Il vous offre une vue sur toute la région. Il ne vous reste plus qu’à fermer les yeux un instant pour imaginer ce paysage bucolique se transformer en apocalypse après une ou deux éruptions et, pourquoi pas, l’arrivée d’un dragon.

Office de tourisme du Massif de Sancy
Vue générale de La Bourboule